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Les origines du Parc écoforestier de Johnville
Entre 1919 et 1946, les terrains qui composent aujourd’hui le Parc écoforestier de Johnville appartenaient à la municipalité de Lennoxville, qui y a aménagé des infrastructures de captage et de transport d’eau afin d’assurer son approvisionnement en eau potable. L’eau de l’esker a d’ailleurs constitué la principale source d’alimentation de la municipalité de 1921 à 1949, et une source secondaire jusqu’en 1986.
À la fin de cette utilisation, en 1986, la municipalité a confié à la Corporation de conservation du boisé de Johnville, aujourd’hui Nature Cantons-de-l’Est, le mandat d’assurer la conservation et la mise en valeur du site. Suite aux fusions municipales de 2002, la Ville de Sherbrooke est devenue propriétaire des terrains avant de les céder, en 2010, à l’Université de Sherbrooke et à l’Université Bishop’s.
En parallèle, Nature Cantons-de-l’Est a acquis en 2007 un terrain voisin de 44 hectares afin d’en assurer la protection à perpétuité et de restaurer une portion de la tourbière dégradée. Des travaux de restauration ont ainsi été réalisés en 2013 et 2014 afin de rétablir le fonctionnement naturel de cet écosystème. L’organisme a depuis acquis un lot adjacent, agrandissant ainsi la superficie du parc pour atteindre les limites actuelles.

L’écologie du Parc écoforestier de Johnville
Le Parc écoforestier de Johnville est un milieu naturel exceptionnel de 235,5 hectares qui se distingue principalement par la présence d’une vaste tourbière ombrotrophe, un écosystème rare dans la région des Appalaches. Cet écosystème, combiné aux autres milieux naturels qui composent le parc, confère au site une remarquable diversité d’habitats ainsi qu’une faune et une flore particulièrement diversifiées!
Un esker, une formation fluvioglaciaire constituée de sable et de gravier et façonnée par l’écoulement des eaux sous un glacier, est également observable dans le Parc. C’est la présence de cet esker à l’ouest et au sud, associée à la présence de dépôts imperméables comme l’argile, qui aurait empêché le drainage des terres plus à l’est et favorisé l’accumulation de matière organique, menant ainsi à la formation de la tourbière de Johnville. Le principal affluent de cette tourbière est le ruisseau Racey. Les principaux plans d’eau sont les lacs Jenckes et l’étang Arthur-N.-Langford, tous deux directement liés à l’hydrographie de la tourbière.
La tourbière de Johnville regroupe une diversité d’écosystèmes, dont la pessière à sphaignes, la cédrière humide, la prucheraie et les érablières mixtes. Elle abrite également :
310 espèces d’invertébrés
433 espèces floristiques
209 espèces de vertébrés
Le parc aujourd’hui
Situé sur le territoire de la Ville de Cookshire-Eaton dans le secteur Johnville, le Parc écoforestier de Johnville vous convie à une promenade dans une nature des plus dépaysantes. Tout en maintenant sa mission d’enseignement et de formation, en plus d’offrir une multitude d’opportunités pour la recherche scientifique, le Parc écoforestier de Johnville ouvre ses portes aux activités de plein air.

– 5.8 –
Kilomètres de sentier





– 32 –
Espèces animales
Nos partenaires
Aux côtés de l’Université de Sherbrooke, de l’Université Bishop’s et de Nature Cantons-de-l’Est, copropriétaires du Parc écoforestier de Johnville, la Ville de Cookshire-Eaton joue un rôle de partenaire important et assume plusieurs responsabilités liées à l’entretien du parc. Le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs ainsi que Conservation de la nature Canada sont également des partenaires clés en matière d’acquisition et d’intendance du site.







